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    Pas besoin d'un palace, ma place est ailleurs. Mon bonheur c'est ton crâne, coincé dans un broyeur.

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    - Aouch.

    Enonça calmement le blondinet afin de retranscrire audiblement ce qu’elle venait de lui faire subir. Il se redressa seul, le repas entre ses doigts. Il se sentait un mal pour elle, son regard éteint l’attristait. Bien sûr, il était déçu. Pas seulement par elle, mais aussi par lui.
    L’ex viking aurait dû le voir, le sentir, c’était sa marque de fabrique à lui, de flairer à des kilomètres à la ronde ce genre de réactions, de personnes. Il en avait l’habitude, à son boulot il en voyait des centaines. Prônant le changement mais incapable de se bouger les fesses.

    Elle l’avait dupé, et il s’en voulait clairement. Pourtant, on ne change pas radicalement de mode de vie sans avoir ce truc, ce truc que lui aussi avait. D’autant plus qu’elle aurait pu le freiner, tenir sa chemise pour qu’il ne la retire pas. Peut-être ce qu’elle voyait ne l’avait pas attiré, Mélion n’en savait rien. Ce qu’il avait sous les yeux, c’était une chose incapable de prendre des risques.

    - Parles moi.

    Pas un mot de plus, il s’ôta de sur ses genoux pour venir attraper un plaid et le nouer autour de sa taille après avoir reposé le plat. Aucun regard froid, aucune colère, pas de joie non plus certes. Neutre, lui laissait au moins le temps de s’expliquer, de réparer ce qu’elle venait de briser tout en se demandant intérieurement si elle en était d’ailleurs capable.
    Finalement, il vint se rassoir sur le lit, s’adossant à la tête de lit avant de commencer à déballer leur repas. Mélion n’avait pas eu l’appétit coupé, mais il se doutait qu’elle se sentirait peut-être trop mal en voyant ses mécanismes d’auto-défense.
    Néanmoins, il esquissa un sourire qu’il cacha plus vite qu’elle ne tourna la tête vers lui. Oui, cache ce sourire amusé et range tes couteaux.
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    La colère ne gronda pas. Lorsque ses yeux rencontrèrent les siens, timidement, elle put constater qu’il voulait simplement une explication et n’avait à priori pas si mal vécu cette douche froide. Ou bien contenait-il toutes ses émotions ? Mieux valait ne pas le savoir dans l’immédiat. Elle cherchait quelque chose à dire tandis qu’un soulagement l’envahit de voir ce plaid rhabiller quelque peu son charmant ex-viking.

    Sortant doucement sa petite tête de ses genoux, Roxanne le fixa un moment silencieusement. Il fallait qu’elle lui dise quelque chose avant qu’il décide de s’en aller ou de décider que lui n’avait pas besoin de côtoyer une fille dans son genre. La première chose qui lui vint fut ceci :

    « C’est ma faute. »


    Quelle discussion, se dit-elle en se maudissant. Le blond serait bien avancé avec un tel discours. Allez, un peu de courage se dit-elle. La jeune femme devait ajouter autre chose avant d’être de nouveau engloutie par ce sentiment indescriptible et terrifiant. Mélion devait savoir qu’elle ne se fichait pas de lui.

    « Ce que je ressens pour toi est tout nouveau pour moi. J’ai envie de t’embrasser jusqu’à en perdre mon souffle même plus. Vraiment… J’adore ton air provocateur, j’adore que tu me surprennes que tu me sors de ma zone de confort. Mais... »


    Elle laissa une seconde s’écouler comme pour s’aider elle-même à trouver un semblant d’explication.

    « Je ne me comprends pas moi-même. C’est comme si tu étais tout ce que je désirais mais que… Ce surplus d’émotions m’engloutissait en même temps. Je suppose, que je suis plus sensible que je ne le pensais. »

    Sa petite main saisit celle du blond comme pour le supplier de ne pas partir et de lui pardonner. Elle avait vraiment envie de rester auprès de lui. Maintenant qu’elle avait su mettre quelques mots sur ses sentiments, elle avait la certitude qu’elle avait besoin de son soutien. Son regard chercha le sien en espérant ne pas y lire un désespoir ou une certaine déception.

    Faites qu’il comprenne, qu’il la prenne dans ses bras et qu’elle n’ait pas tout gâché par un moment de panique. Elle ne mentait pas, ses sentiments étaient réels et si elle les gérait très maladroitement, elle ne voulait pas le perdre. Si elle n’avait pas dit clairement l’aimer, cela devait bien se ressentir.
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    Les sensations qu’il éprouvait n’étaient pas nouvelles, et pourtant, il ne les appréciait toujours pas. Il n’aurait même pas pu répondre à la question suivante : « Qu’éprouve-je ? Du mépris ou du dégout ? y’a-t’il même une différence entre les deux ? »

    Avouer que c’était sa faute n’allait même pas en sa faveur. Cela avait le mérite d’être juste, mais elle se plongeait une fois encore dans quelque chose qu’il exécrait particulièrement, et il lui en voudrait toujours pour cela. Evidemment, il se forçait à être compréhensif, mais c’était pour lui à la limite du pardonnable. Leur relation n’était pas ambiguë, il ne jouait pas avec elle penser lui avoir fait comprendre. Pire encore, elle le confortait dans sa vision de leur relation. Et maintenant, elle faisait machine arrière ? C’était toujours aussi douloureux, de se faire abuser de la sorte. Heureusement qu’ils n’avaient pas été en publique, il aurait pu croire qu’elle venait de le piéger.

    Mais dans le fond, il savait qu’il la pardonnerait, qu’il ne pouvait pas en vouloir à ce petit bout de femme frêle et fragile. Encore plus quand elle venait prendre sa main pour le rassurer, le rassurer lui tandis que c’était elle qui était en panique. Elle savait qu’elle venait de chier dans la colle, et pas qu’un peu. Dans un sens, elle venait de le trahir, aussi absurde cela pouvait paraitre car techniquement, elle ne lui devait rien.

    « Viens-là » dit il en la tirant pour venir l’assoir à côté de lui. « Ca va aller, c’est pas grave » articula Mélion en lui mentant tout en la regardant droit dans les yeux. Enfin, tout était confus, il y’avait évidemment une once de vérité dans ce qu’il disait.

    Il lui esquissa un petit sourire et approcha ses lèvres de son front pour la rassurer d’un baiser avant de la prendre dans ses bras. Elle n’était simplement pas prête, il ne pouvait pas lui en vouloir non ? Au final, il se retrouvait encore à jouer aux échecs, et ça, ça l’usait plus qu’autre chose. Alors il n’y jouerait pas. Non, il irait au bout, et tant pis si elle prenait la poudre d’escampette. Tant qu’elle ne lui nuisait pas, il en ferait de même.

    - Tu as de la chance, je suis quelqu’un de clément ! Et puis… j’ai rien contre le fait de me faire humilier par celle que j’aime ~. Enfin, dans la limite du raisonnable ! Car je n’apprécie pas qu’on tente de m’avilir... Ouais, j’ai peut-être une vision du couple un peu trop… ouverte. Mais je t’épargne les détails.

    Le blondinet remonta une main dans la chevelure de sa partenaire, la lui caressant avec tendresse tout en constatant qu’il n’avait pas les mots, pas les mots pour la rassurer. Mais il n’avait pas besoin de parler. Il se contenta de lui poser la tête sur son pectoral avant de caresser son pied du sien. Toujours aussi tactile.
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    Roxanne soupira de soulagement lorsqu’il l’attira à ses côtés avant de lui dire que ce n’était pas grave. Son baiser sur le front balaya ce qu’il lui restait de crispation. Cela faisait tellement du bien de tomber sur quelqu’un qui ne se braque pas forcément pour lui crier dessus de manière grossière et irrespectueuse, chose qu’elle avait toujours vécu jusqu’ici. S’en suivait généralement le ton qui hausse, les cris, les portes qui claquent et une jeune femme qui courrait se réfugier dans la forêt en compagnie de Jiji. Aujourd’hui les choses se passaient bien, il semblait comprendre. Nul besoin de prendre la fuite, de changer d’air et de se créer une bulle de solitude.

    Etre de nouveau dans ses bras lui faisait un bien fou. Elle en profita pour se lover un peu plus et de resserrer son étreinte. Mélion la rassura comme il put en lui disant être une personne clémente. Il lui caressa affectueusement sa tignasse bleue et apporta un peu plus de réconfort. Cela la fit sourire : il pouvait être adorable. Elle l’imita tout en plongeant son regard dans le sien.

    « Oui, je sais que j’ai de la chance. Merci… Et… »

    Elle leva les yeux au ciel tandis que ses joues virèrent à un rouge aussi vif que celui du thon qu’il y avait sur les sushis.

    « Je t’aime… Et je ne voulais pas t’humilier. Je crois que je suis juste terriblement novice. »


    Le blond lui avait bien exprimé ses sentiments, elle trouvait logique d’en faire autant. Tout ceci était à la fois excitant et terrifiant. Que connaissait-elle à l’amour ? Comment pouvait-elle savoir si elle serait une bonne petite amie ? Elle ne le pouvait pas mais sans doute était-ce une situation généralisée. Chacun devait faire de son mieux et croiser les doigts que cela suffirait. Roxanne voulait vraiment que ce qu’ils partageaient ne s’arrête pas à cause d’elle aussi vite et de manière aussi stupide.

    Ses petits doigts frôlèrent le visage du blond alors qu’elle s’exprima, en retrouvant doucement un teint normal :

    « Je ne veux pas te perdre. »

    Une pensée lui revint subitement, n’allez pas comprendre le pourquoi du comment. Elle chercha rapidement dans ses poches et sortit la cravate du blond qu’elle avait gardé. Avec toute la délicatesse possible, Roxanne s’appliqua à la lui remettre autour du cou. Elle rit doucement, sans trop comprendre pourquoi.

    « Ah oui, j’avais promis de te la rendre… Elle a dû te manquer. »
    Dit-elle avec une très légère touche de malice.

    S’était-elle souvenue de sa fameuse réplique concernant l’utilisation de cette touche totalement Mélienne ? Possible. Maintenant qu’il retrouvait son accessoire presque fétiche, elle eut l’impression qu’ils pouvaient avancer tous deux un peu plus sereinement.

    Son regard bleuté se posa sur le repas. Son estomac était de nouveau apte à être rempli, probablement plus pour effacer ce trouble émotionnel que par réelle faim. L’important était de ne pas gaspiller, n’est-ce pas ?

    « On mange un peu ? »


    Proposa-t-elle sans sous-entendu cette fois.
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    Etrangement, il avait toujours cette amertume dans la bouche, ce mauvais gout d’inertie. Il comprenait parfaitement son état d’esprit, ses réactions, mais il éprouvait le besoin de partir, d’aller s’occuper l’esprit ailleurs, d’oublier. Il était toujours aussi impressionné de ce qu’il était capable de faire, sans pour autant en croire un sou. Dans le fond, il ne comprenait plus rien, il ne se comprenait même pas.
    Et puis, la lumière au bout du tunnel. Enfin, une once de lueur lumineuse. Il inspira longuement, et apprendre ses sentiments le fit sourire. Il ne bondissait pas de joie, il était content, elle mettait un peu de pommade, c’était pas plus mal.

    « Je t’en veux quand même. » Articula Mélion, un fin sourire aux lèvres. Il la narguait de son sourire, terminant de peigner ses cheveux avant de poser ses lèvres sur les siennes. Il avait juste besoin de parler, la comprendre ne suffisait pas, son corps exprimer le besoin de parler lui aussi.

    « Tu sais, c’est un peu comme… m’ôter mon repas là. Grrrr, c’est méchant. Surtout que… j’en avais vachement envie, de ce repas. ». Avec ces mots, il souriait tendrement. Il ne cherchait pas à la blesser ou lui faire ravaler ses dents, il avait juste besoin d’exprimer lui aussi son point de vue. Et alors qu’elle sortait la cravate de sa poche, à son plus grand étonnement, il lui murmura « Moi non plus je veux pas te perdre. Je veux qu’on vive une folle histoire d’amour, que je t’enmene à la chasse, que tu me sauve une fois de plus, qu’on fasse l’amour sauvagement, qu’on fasse du karting, du saut en parachute, du kayak, qu’on matte des séries… que tu me masse le dos, peut-etre même les fesses… Et non, elle ne m’a pas manqué. Quelqu’un d’autre a occuper mon esprit en attendant. » finit-il en un clin d’œil complice tout en l’aidant à mettre la cravate en levant le menton.

    Prenant une grande inspiration, il l’observa fixer le repas, se tenant pour ne pas rire avant d’attraper le sac en carton, lui donnant puis articulant :
    « Et bien vas y, déballe tout, on va spéter le bide. Mais jte propose d’aller au salon, car si on reste encore sur ce lit à se chamailler et se chercher. Je ne réponds plus de moi, ce sera ta faute ! »
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    Il lui en voulait ? Minnnnnnce ! Heureusement, un sourire accompagna ses paroles et laissait entrevoir une fin heureuse à ses propos. Sans doute comptait-il juste la taquiner comme il savait si bien le faire. La rockeuse se conforta dans cette idée : s’il lui en voulait réellement, il ne l’aurait pas embrassé l’instant suivant. Pourtant, il poursuivit sur sa lancée et compara ce qu’il aurait dû se passer à un repas qu’elle lui aurait ôté sans vergogne. Le pauvre avait salivé à l’idée de la dévorer toute crue et espérait sans doute qu’elle change rapidement d’avis pour satisfaire son appétit. Roxanne aurait souhaité que cela soit si simple mais il devrait prendre son mal en patience. D’ici là, elle tenterait de rendre le temps moins long et de lui donner ce qu’elle pouvait. Elle comptait bien le couvrir de baisers bien qu’ils ne sauraient remplacer ce fameux repas… Un apéritif ça se prenait quand même, songea-t-elle. La jeune femme n’avait rien répliqué, se disant que l’écouter suffisait pour le moment

    Emporté par un élan de romantisme, Mélion lui avoua, après qu’elle lui ait exprimé le souhait de ne pas le perdre, tout son amour. Il dépeint leur possible avenir sans aucune retenue conventionnelle. Après tout, ils n’étaient qu’à deux, pas besoin de faire de chichi. A part la chasse et les situations sensuelles - il faudrait juste un peu de temps pour qu’elle découvre tout cela-, Roxanne se sentit sur la même longueur d’onde. Il semblait évident qu’ils s’étaient bien trouvés puisqu’il en avait même oublié sa cravate. Son petit coeur battait la chamade, elle retenait le tremblement de ses mains. Que d’émotions pour son palpitant bien peu habitué à tant d’éloges.

    Pris de sagesse, Mélion proposa qu’ils retournent au salon poursuivre leur repas afin de résister à la tentation. Roxanne rit de bon coeur en l’entendant dire que s’il ne répondait plus de lui ce serait de sa faute.

    « Faisons cela. »
    Dit-elle en se retenant de réplique tout de suite.

    Elle adorait le taquiner et se sentait plus relaxée pour reprendre leur routine mais ne voulait pas le torturer. Ils s’étaient avoués clairement leurs sentiments, pourtant elle ne se sentait pas plus prête à franchir le cap. Tant qu’elle n’en était pas totalement convaincue, elle ne devrait pas lui faire de faux espoirs. Il méritait toute sa franchise.

    Ils se dirigèrent donc au salon tandis que Roxanne lui dit avec sérieux et un soupçon de malice :

    « Au fait, j’adorerais faire du kayak avec toi. Je n’en ai jamais fait mais je suis certaine que ça serait vraiment cool. Pagayer, profiter de la nature, te balancer de l’eau à la figure... »


    Cette activité devait être payante, c’était le seul hic. Sinon, ça aurait été une de ses sorties idéales. A vrai dire, elle se surprenait presque de l’entendre proposer cela. Elle le voyait plus à faire sa chasse et le karting que cela. Cela prouvait qu’elle devait encore le découvrir et tant mieux.

    « Alors, tu me montres ce que nous avons à manger pour ce soir ? Tu me conseilles quoi ? »

    Elle n’allait pas lui arracher la nourriture des mains, ce n’était pas poli.
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    L’intégralité de ce qu’ils vivaient avait tout de même un gout étrange pour lui. C’était étonnement loin des conclusions qu’il avait tiré sur la vie, l’univers et tout le reste. Là, il était loin d’un conflit majeur entre grande puissance souveraine. Nul besoin d’aller capturer la capitale pour faire soumettre l’entièreté du royaume à son nouveau suzerain. Hmmm… quoi que.
    Il avait toujours apprécier au plus haut point ces analogie qu’il pouvait faire, entre l’art de la guerre et le jeu des cœurs. Un jeu sale et impitoyable, ou l’inhumain se produit parfois. En effet, il ne ressentait pas cette peur, cette peur qui pousse un pays à, non pas capturer son adversaire pour lui voler quelques possessions, mais bel et bien réduire à néant ce dernier afin de s’assurer que jamais, ô grand jamais, il ne tentera en aucune manière de lui nuire.

    - Tu sais ce que tu devrais faire ? Te teindre les cheveux en vert, genre vert pomme, ou un vert fluo qui claque, pas le fluo stabilo. Non vraiment, comme ça tu pourras même faire des cosplay de nymphes, toi qui aime tant la nature.

    Il en riait presque, un fin sourire narquois suffisait, mais elle devait se douter qu’il ne disait pas ça pour rien. Et c’est d’une tape sur les cuisses qu’il lui intima l’ordre
    « Allez, lève-toi de mes cuisses qu’on va jamais aller au salon sinon. ».
    Le blondinet s’exécuta enfin, dégourdissant ses jambes en échangeant le plaid contre un drap qu’il enfila en toge. De toute manière, elle n’était pas obliger de regarder, et en plus elle avait déjà tout vue, alors bon, c’est pas changer de ‘vêtements’ qui allaient la choquer, sans compter qu’elle pouvait regarder ailleurs.
    Mélion attrapa de nouveau la poche pleine de Sushi tandis que cette pacha ne dégnait pas s’activer d’un pouce.
    « Ce que nous avons à manger ? » répéta le viking qui esseyait mentalement de se tenir, pourquoi tout n’était qu’allusion pour lui ? S’en était franchement pénible ! Il commença alors à déballer le contenue sur la table, et au final, il n’y en avait pas tant que ça. Mais ils devraient avoir nettement assez pour deux. C’était pas une ogresse dans l’âme quand même ?

    - Alors, des soupes miso, des sushi au saumon, au thon, maki, des raviolis à la vapeur, des nems… des california… on a des perles de coco, mais surtout, surtout… Des brochettes de bœuf au fromage encore chaude. »
    C’est en terminant sa phrase qu’il s’empiffra du dernier met qu’il venait de désigner. Le fromage fondu, c’était presque son dada. Si ce n’était pas aussi calorique, il en mangerait nuits et jours.
    La pique restant entre ses dents alors qu’il déballait le tout sur la table, l’alignant de manière présentable avant d’aller dans la cuisine pour chercher de la sauce sauja sucré et la sauce nem, ainsi que des bols. Pas d’assiettes, pas de couvert, il coupa un bout du carton en guise d’assiette improvisé. Et c’est sans demandé son reste qu’il annonça « Bon appétit » avant de commencer son diner.
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    Se teindre les cheveux en vert ? Quelle bonne idée ! Sans doute ignorait-il qu’elle avait tendance à changer régulièrement de couleur. Lui donner l'envie de changer était mauvais s’il ne le pensait pas sérieusement. Lui qui était tellement en admiration envers la couleur bleutée de sa chevelure allait subir un choc : elle en était capable. La jeune femme n’attendrait pas bien longtemps, juste le temps de trouver un bon coiffeur et d’avoir assez d’argent. Quand elle avait quelque chose en tête, il était impossible de l’en détourner. C’est donc d’une voix convaincue qu’elle lui dit :

    « Tu as raison : je vais changer pour du vert : ça fait un moment que je ne l’ai pas fait. Tu verras, ça me va bien aussi. Et puis ça fait trop longtemps que je n’ai pas varié de couleur. »


    Les gens étaient vite déroutés par les couleurs qu’elle choisissait mais elle s’en fichait bien. Cela faisait partie de son identité. Varier un peu son apparence était toujours agréable.

    Elle rejoignit le salon et prit une place à table pour dévorer le repas du regard. Tout ceci était très tentant. A vrai dire elle allait devoir faire un choix tellement il y en avait. Si Roxanne était en plein dilemme, Mélion avait déjà jeté son dévolu sur les brochettes.

    « Bon appétit. »


    Répondit-elle avant d’enfin se décider pour des raviolis à la vapeur, pour commencer. Avec un peu de sauce c’était délicieux ! Elle afficha un sourire satisfait tandis qu’elle se délectait de cette nourriture bien plus appréciable que ce qu’elle mangeait ces derniers temps. Après avoir fini cette entrée, elle attaqua un sushi au saumon puis dit à Mélion, après sa bouchée :

    « Tu as vraiment bien choisi c’est délicieux ! Ca fait longtemps que je n’ai pas mangé aussi bien. Merci. »


    Dit-elle avant de l’embrasser brièvement. Avec enthousiasme, elle poursuivit le repas avec des california et un nem. Avec tout cela dans le corps, elle dormirait comme un bébé une fois couchée. Elle continua de parler à Mélion, ignorant Jiji qui grattait à la porte en miaulant, sentant bien l’odeur du saumon.

    « Alors, comme ça, tu me verrais bien en nymphe ? Les trucs de ce genre, un peu mystique avec la nature et les animaux m’ont toujours attirée, c’est vrai. C’est dommage que cela n’existe pas. Ça serait cool, tu imagines ? Tu te baladerais dans les bois et tu tomberais nez à nez avec une fée ou une plante vivante. »


    Quoique… Vu ce que faisaient les humains à la nature, cela tournerait vite au conflit. Roxanne faisait de son mieux pour protéger la nature, dans la limite du raisonnable. Personne n’est parfait… Mais elle serait sans doute ciblée comme tous les autres. Donc, mieux valait qu’il n’y avait pas d’esprit défenseur de la nature et autre chose sinon ça aurait vite tourné en guerre des clans. Son petit doigt lui disait que les humains ne s’en sortiraient pas forcément bien.

    La rockeuse se rendit compte, au-delà de son imagination, que son viking n’était pas du tout dans le même délire qu’elle !

    « Ah, pardon, toi tu dois trouver ça stupide. Si ça existait, tu les chasserais, toi ? »

    Elle se demandait ce qu’il ferait, vraiment. Il aurait quand même de la pitié pour ces êtres, non ?
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    L’écouter était amusant à ses yeux, Mélion semblait perpétuellement surpris par sa faculté à communiquer ses émotions : sa joie, sa surprise et sa bonne humeur. Alors que lui, s’estimer être presque imperméable. Ou alors, imperméable sur commande. Mélion s’appliqua à manger lentement, prétextant qu’il n’avait de toute manière pas très faim afin de la laisser torpiller le diner à sa guise. D’autant plus que de toute façon, vue sa corpulence, il lui en resterait. A dire vrai, le viking prenait plaisir à la voir se repaitre d’un vrai repas, et ça lui suffisait. Comme si lui semblait se nourrir de la simple satisfaction de sa partenaire.

    Outre les compliments sur la nourriture qu’il avait commandé, il prit quelques longues secondes afin de réfléchir, d’imaginer sa vision des choses. Oui, il la verrait bien en nymphe, surtout en vêtement de nymphe d’ailleurs. Diable, il avait presque l’impression qu’une seule chose l’obsédait. Comme si ne pas l’obtenir faisait naitre en lui un esprit de conquête indomptable.

    Il inspira un instant quitte à sa question, mâchant le sushi qu’il avait en bouche tout en prenant un air songeur alors qu’elle le questionnait indirectement sur ses réelles motivations vis-à-vis de la chasse. C’est vrai ça, pourquoi chassait-il réellement ? Lui-même ne savait pas exactement. Avoir une arme ? Il faisait du tir sportif pour ça. Tuer ? Comme si il avait besoin d’un permis pour ça. Se nourrir ? Non plus. Le challenge ? Quel challenge y’a-t’il avec une arme pouvant éteindre la vie d’une simple pression sur une détente ? Plus il se posait la question, plus il doutait sur ses propres motivations. Il n’était clairement pas un chasseur. Juste un assassin. En fait, il n’a effectivement pas besoin d’un permis pour tuer, mais c’est nettement plus simple quand on est du côté de la loi. Il avait toujours aimé l’armée pour ça.

    - Peut-être une ou deux fois, histoire d’avoir un trophée ou de me dire « ça aussi je l’ai fait. ». Mais sinon non. Enfin, sauf s’il y’avait vraiment des nymphes dans les bois… Articula le jeune homme en draps avec malice. Tu sais, je ne chasse pas énormément. Le plus souvent je chasse seul, je me fais un petit challenge d’un week end ou d’une semaine ou je pars avec mon barda dans un espace protégé en essayant de revenir avec un truc. Je piste, je traque, je bivouac.

    Il fit craquer les ses cervicales en une rotation de la tête, attrapant un autre sushi qu’il gobe avant de rajouter l’air songeur

    - Et si je n’attrape rien tant pis. Je prends plaisir à dormir dehors, me balader, espionner les passants qui ne me voient jamais. Avec cette adrénaline, tu sais, la peur d’être repéré. Sans compter quand ce sont des gardes chasses. Mais j’ai quand même un certain respect pour la nature, même si je chasse tout et n’importe quoi. Quand c’est une proie digne de ce nom, je joue à pile ou face. Pas pour me décharger de ma responsabilité dans l’acte, mais pour savoir si je dois l’affronter. Car la chance, est la seule chose dans ce monde qui soit équitable, impartiale, vraie.
    Enfin bref, si le vert te va aussi bien que le bleu azur ou océan, je suis déjà fan.

      Hidden Lands