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    Des pleurs et des questions depuis que tu as déserté, je ravale ma fierté jusqu'à l'indigestion [PV Roxanne]

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    Mémé ? Venait-elle sérieusement de l’appeler mémé ? Malgré son air stoïque, elle venait de le titiller dans le mauvais sens du poil. Non mais sérieusement, Mémé ? Plus moche elle n’a pas sous le coude ? Elle cherchait la merde, la guerre, pour sûr. Il aurait parié là-dessus. C’était seulement car la trêve lui était d’un gout amer ! Ah ! C’était d’autant plus compréhensible en la voyant essuyer sa joue comme une enfant, comme si les traces et fluides qu’il avait pu laisser étaient indélébile, voir plutôt : dégoutant. Alors comme ça il la dégoutait ?
    Ce diminutif le rendait foncièrement mauvais, et le regard auparavant tendre ou amical qu’il lui offrait, vira rapidement à fusillade. Le regard noir et mauvais, Mélion lui fit comprendre que ‘Mémé’ n’était pas un surnom apte à la désigner. Pour cela, il rendit les choses on ne peut plus claire :

    - Tu m’appelle une fois de plus Mémé, jte préviens je t’atomise. En plus de te trouver un diminutif aussi dégueulasse voir même pire. Mais je suis clément, pour cette fois je passe l’éponge. Après tout, tu m’as plus ou moins sauvé la vie. Je ne vais pas non plus faire comme si j’étais pas reconnaissant. Même si je dois admettre que mourir ne m’aurait pas dérangé.

    Mélion bailla un instant, posant sa main sur sa bouche pour se cacher, il opina du chef tout en l’écoutant. Se lever dans 5-6 heures, dur. Enfin, flemme. Il inspira longuement et opina du chef après ses mots, toujours pensif sur la colocation. Même s’il venait de potentiellement lui proposait une colocation, il en restait sceptique. Lui-même était indécis quant à sa motivation sur ce point. Pourquoi voudrait-il qu’un élément étranger vienne s’immiscer dans son repaire, son antre.

    Mélion entreprit de remettre un peu d’ordre, rangeant son matériel avant de remettre le banc sur ses pieds. Les gestes lents, quelque peu hésitant, tremblant. Il se dirige alors vers la tente, prenant la peine de retirer ses chaussures après avoir ouvert la « porte »

    « Je ne sais pas, j’ai pas spécialement réfléchit au prix, tout comme t’as pas vue la maison. Alors quand tu viendra chez moi,
    on en reparlera
    »
    Il se hisse une fois en chaussette, se trainant par ci par là pour rejoindre le duvet, tout en faisant comprendre à la jeune fille qu’il l’attendait, en lui lançant un regard.
    « Pour le reste, t’as qu’a t’ouvrir, jsais pas, les habitudes ça sprend. Spas comme si jte faisais chier toute façon, si tu m’aurais laissé sur le bas-côté, ou sinon je ne serais pas ici. »

    Il se redresse pour s’assoir, retirant sa veste avant de demander « Mais en fait, t’as quel âge ? Genre, c’est bizarre. Que quelqu’un me dise « dans l’univers, y’a jamais eu plus que moi et Jiji. Moi ça mfais de la peine. Moi-même j’ai toujours plus ou moins était seul à braver vents et marée noires, j’en ai bavé et je ne le vis ni ne l’ai jamais vécu « bien ». Et je ne suis pas quelqu’un de particulièrement sensible. Moi avoir pitié des gens, y’a des conditions minimales requises ! » Il pouffe de rire, se tenant en appuie sur ses coudes.

    « Tu viens dormir avant que je tape un white ? »

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    Mélion n’avait vraiment pas du tout apprécier son surnom. Elle l’avait dit tout haut ? Ce n’était si horrible, si ? Elle l’aimait bien ce surnom. Le sentiment n’étant pas partagé, elle allait devoir en trouver un autre. Il avait été virulent envers ce dernier et était passé aux menaces. Ce qu’il était susceptible. C’est bon, ce n’était pas comme si elle lui avait donné un pseudo vraiment ignoble. Heureusement, il passa l’éponge et conclut bizarrement sur le fait que mourir ne l’aurait pas dérangé. Hein ?! Venait-il de dire cela comme si c’était normal ? Elle avait vraiment bien fait de lui dire de rester parce qu’elle aurait eu son suicide sur la conscience. Même si elle n’était pas du genre social, elle ne voulait pas réellement du mal aux autres. Le suicide était un sujet grave et elle ne le souhaitait à personne, encore moins à Mélion. Il était sans doute aussi enquiquineur qu’elle mais profondément triste. Cela se confirma avec la suite de ses propos. Le jeune homme lui avoua avoir vécu toujours plus ou moins seul mais qu’il ne l’avait pas bien supporté.

    La rockeuse vint dans la tente, enlevant ses chaussures et les plaçant vers l’entrée pour qu’elles ne gênent pas. Puis, elle retira sa ceinture et se glissa sous le duvet et fixa Mélion dans les yeux.

    Jiji, lui, s’installa un peu mieux à ses pied. Il adorait toujours être collé à elle. Quand ce n’étaient que les pieds ça allait, le visage c’était bien plus gênant. Manger des poils dès le réveil n’était pas très agréable. Elle espérait qu’il n’embêterait pas son bisounours mais il semblait rester auprès d’elle. Tant mieux.

    Roxanne réfléchit un instant et finit par répondre au blond avec un air malicieux :

    « J’ai vingt-sept ans. Ouais, c’est sans doute bizarre qu’il n’y ait que Jiji et moi mais que veux-tu je suis pas très normale dans ma tête. Et je m’ouvre, figure-toi, sinon je t’aurai déjà mordu ou frappé, petit veinard. »

    Elle rit en imaginant la scène et poursuivit son dialogue plus sérieusement :

    « Par contre c’est toi qui me fais de la peine. Tu es prêt à mourir, alors, ne me dis pas que tu n’es pas sensible. On t’a fait mal, certainement bien plus qu’à moi. Tu es le malheureux, pas moi. »

    Roxanne s’approcha, s’assit et lui enleva délicatement sa cravate avant de lui dire :

    « Je te confisque ça, j’ai pas envie que tu fasses des conneries avec… Je te la rendrai demain matin, promis. »

    Sait-on jamais s’il avait tenté de s’étrangler avec. Même si elle n’était pas certaine que cela fonctionne vraiment, mieux vaut prévenir que guérir. Elle la mit en ceinture improvisée puis s’allongea pour le regarder dans les yeux. Il agissait toujours bizarrement et dans l’extrême, comme elle. Sans doute l’avait-on également poussé à bout. Ceci dit, il était bien plus meurtri qu’elle. Roxanne avait sincèrement beaucoup de peine pour lui. Visiblement il était plus seul qu’elle car il n’avait pas évoqué avoir d’animal de compagnie.

    Que pouvait-elle faire pour l’aider ? Il était du genre bisounours, c’est peut-être cela dont il avait besoin. Aussi, après avoir contenu un soupire, elle ouvrit ses bras.

    « Allez, viens faire un câlin, mon grand bisounours. »

    Qu’il refuse, elle lui pesterait dessus et le forcerait, sans le brutaliser non plus mais elle ne lâcherait pas l’affaire. Elle ne manquerait pas de lui rappeler malicieusement qu’un bisounours, ça ne refuse pas un câlin. Ce n’était pas qu’elle avait spécialement envie de le prendre dans ses bras. Les contacts la perturbaient toujours autant mais il était mal psychologiquement et ne pouvait le laisser comme ça. Elle devait l’aider comme elle le pouvait. Comme elle ignorait s’il se confierait, alors, une étreinte ce serait déjà ça.

    « Je t’interdis de mourir Mélion, tu m’entends ? Tu sais, la vie mérite d’être vécue. Il y a plein de choses magnifiques à voir. Jiji et moi on te les montrera si tu veux. »


    Roxanne avait la sensation que le pauvre jeune homme était sur une pente descendante, menant à son auto destruction. Si elle avait raison, elle ferait tout pour le remettre sur les rails de la vie. Elle ne savait pas trop comment mais elle essayerait. C’était déjà ça, non ?
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    27 ans ? Cette chose avait vingt-sept années au compteur ? En tout cas, elle ne semblait pas vieillir. Peut-être que tout lui tomberait dessus d’un coup, comme si le temps allait lui dire « ah mais attends, jt’avais oublié toi ». Mélion cogita un instant, c’était presque… surréaliste. Cependant, il ne put s’empêcher de rire aux éclats en l’entendant dire « je m’ouvre ». Sérieusement ? C’est une invitation là ? Car c’est un peu gros…

    De la peine, quand avait-il ressenti cela ? Envers les autres ? probablement jamais, ou alors très, très, très peu. Non, il était loin d’être insensible, d’être une mauvaise graine ou un connard fini. Mélion était bien au-dessus de ça. Tout ce qu’il a en commun avec l’incontrôlable et le démentiel, le vicieux et le diabolique. Toutes les mutilations qu’il a infligé, et sa totale indifférence. Tout cela, il l’avait surpassé.
    A dire vrai, il ne pourrait la conforter dans son idée tant il n’avait plus le souvenir de sa genèse. De quand la première pierre lui avait été jeté. Malheureux, non. Pas heureux, certainement.
    La seule phrase qui lui venait en tête, dans le Journal de Jean-René Huguenin. « D’une certaine façon je suis voué au malheur, parce que mes moindres désirs sont si passionnés que je suis affreusement blessé quand je ne puis les contenter, et affreusement déçu quand je les contente. »

    Il ne comptait plus tous les mots de travers qu’on lui avait dit et qui l’avait lancé dans une rétribution silencieuse et meurtrière.

    Mais malgré toute les pensées noires qu’elle avait faites germée en évoquant son passé, son présent, ce qu’il était. Elle lui extirpa un sourire, bien que vicieux.
    « T’as peur que je fasse quoi avec ma cravate ? Que je te ligote ? »
    Son sourire ne cessa de s’étirer. Il est évident que si elle n’avait pas compris à sa phrase ce qu’il sous-entendait ; elle le comprendrait dans son regard somme tout désireux.

    Cependant, la surprise l’estomaqua un instant : un câlin, vraiment ? genre, sérieusement ? Il doit faire comment là, allonger ? Un câlin assit, genre il sont deux sous un duvet là, c’est quoi cette proposition pernicieuse ?

    Sans trop chercher à comprendre, il se releva, juste assez pour la tirer d’un bras contre lui puis de se rallonger. Bon, c’était une petite personne et elle avait désormais sa tête sur son épaule, mais c’était sa faute. Ce câlin n’en semblait pas un, mais en soit, c’était une étreinte qui lui suffisait amplement. Sans côté qu’elle avait eu de la chance qu’il n’ait qu’une si simple idée en tête.
    Il pouffa de rire face à son sermon, répliquant simplement :

    La vie mérite d’être vécu ? Pourquoi ? Parce qu’on ne sait pas ce qu’il y’aura après ? C’est un discourt de satisfait ça. Mais tu sais, notre argumentaire se résumerait à faire pareil qu’un argumentaire sur « Dieu existe-t’il » et tu ne pourrais prouver qu’il existe, ni moi qu’il n’existe pas. Tout comme je ne m’explique pas le vide qui m’habite.

    Il leva une main, venant caresser ses cheveux tout en fermant les yeux. D’une main distraite, il venait machinalement enfoncer ses doigts entre ses mèches, venir caresser ses cheveux de la racine aux pointes. Sans un mot, il se laissait emporter.
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    Lorsque Mélion lui avait souri et demandé si elle avait peur qu’il la ligote, Roxanne avait explosé de rire. Non mais il était sérieux ? Qu’il la ligote, n’importe quoi ! Ca l’avait tellement fait rire qu’elle eut du mal à s’arrêter. Sacré Mélion. Il avait vraiment un humour bien à lui. Elle ne prit pas cette phrase pour une proposition mais bien une blague totalement absurde. Puis, elle reprit son calme pour lui offrir son étreinte. La jeune femme n’imagina pas un instant ce qu’avait pu penser le jeune homme, sans quoi elle se serait justifiée de ne pas avoir voulu dire cela. Sans doute était-elle innocente sur le sujet. La rockeuse avait posé son menton sur l’épaule de Mélion lorsque celui-ci se mit à pouffer de rire. Pourtant, elle n’avait rien dit de drôle ?

    Il partit sur une hypothèse qui n’était pas la sienne, aussi la jeune femme le laissa parler. Voilà qu’il caressait ses cheveux maintenant. Si ça pouvait l’aider… Elle n’allait pas le repousser : c’était elle qui lui avait proposé cela.  Avoir un sentiment de vide était forcément néfaste. Il fallait l’aider à le faire disparaître. Roxanne n’était pas psychologue et n’avait sans doute pas les bons mots pour cela. Mais elle essaya, comme elle put.

    « Non la vie mérite d’être vécue parce qu’on en n’a qu’une. Qu’importe qu’il y ait quelque chose après ou pas, on s’en fiche. Enfin, moi j’en ai rien à faire. Dieu ? Pf, je crois pas à ces conneries. Mais y a des trucs cool qui existent. Tu peux rencontrer des fausses duchesses qui crachent dans ton verre, déjà. Et je suis sûre que plein d’autres choses cool ou drôles t’attendent. Si tu veux demain je te mets un manteau viking sur le dos et tu auras ta photo dans un drakar. »


    Elle sourit malicieusement, bien qu’il ne put le voir. La jeune femme aurait bien aimé l’emmener à son bar/restaurant “Thor” et le prendre en photo. Si elle commençait à connaître les habitués, avoir une tête vraiment familière lui aurait plu. Bien sûr, ils ne s’étaient vus que deux fois et elle ne le connaissait pas encore tant que cela mais le courant passait bien. Pour le coup, elle aurait pu lui servir un verre sans cracher dedans et cette fois sa cravate ne prendrait pas feu. Ca valait le coup d’essayer.

    « Bon ça serait pas vraiment raccord avec ton costume mais le décalage serait bien drôle, avoue.  »


    Sans doute par mimétisme, Roxanne passa sa main gauche dans la chevelure de Mélion. L’autre main était placée sur son dos. Elle sentait rapidement le sommeil la gagner et commença à fermer les yeux. Afin d’éviter toute surprise de sa part, elle lui dit :

    « Par contre je suis totalement épuisée… Donc soit tu te sens mieux, je te lâche et je vais de mon côté, soit je vais t’écraser comme une grosse baleine et potentiellement te baver dessus une fois endormie. Mais bon, tu adores ma bave apparemment. »


    Elle rit à cette idée. Ben, au moins, il ne pourrait pas dire qu’elle ne l’avait pas prévenu... Ses paupières se faisaient si lourde que dans pas une minute elle était persuadée s’être endormie. Ce n’est pas qu’elle ne voulait plus parler, mais elle avait eu une journée extrêmement longue et fatigante. En plus, maintenant qu’elle était au chaud et bercée, tout son corps avait abandonné l’idée de faire une nuit blanche.

    Est-ce qu'elle lui baverait vraiment dessus ? Sans doute pas. Par contre, si elle venait à s'endormir comme cela, il y avait de grandes chances qu'elle ait le réflexe de le câliner en l'appelant Jiji au petit matin. Réflexe... Puis elle serait réveillée par le réveil programmé sur son téléphone portable à neuf heures. Ou alors ce serait le félin qui viendrait les embêter pour obtenir ses croquettes.
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    If I ever feel better ~

    Alors c’était ça son leit motiv ? La rareté ? La question à la vie l’univers et tout le reste n’était pas 42 mais « Il n’y en a qu’une, il ne faut pas gacher » ? Serieusement ? Non, c’était contraire à tout, à tout ce qu’il croyait, tout ce qu’il voulait croire. Ils arrivaient vraisemblablement à un cul de sac philosophique, un vide, qu’il ne souhaitait en aucun cas combler. En tout cas pas avec ce genre de futilité stratosphériquement dérisoire.
    Mais l’idée était tentante, un viking, lui ? Il était taillé pour ! Bon, c’était pas une baraque non plus, mais il avait la carrure d’un athlète digne de ce nom. L’idée ne lui avait jamais traversé l’esprit réellement, mais un sidecut avec une natte, il aurait tout pour faire viking.

    « C’est vrai, y’a des trucs cool qui existe. Et quand tu veux pour la photo. »

    D’un souffle lent, Mélion comprit alors les films, leur morale et tout ce qui gravitait autour. Aujourd’hui, il était professionnellement si haut que se demander avec qui dépenser son argent avait surpassé en peine la réponse afin de boucler ses fins de mois. Finalement, il avait tout, mais n’en profitait pas vraiment. Les sourcils froncés, l’esprit tiraillé, il répliqua cependant

    Allons, je mets des costumes que pour le travail, et parce que ça m’amuse. Mine de rien je suis quelqu’un de très… pragmatique. »«

    Il se mit soudainement à fixer le plafond de la tente, pourquoi elle lui caressait les cheveux ? Non, vraiment, pourquoi ? A sa question, ou sa remarque, le jeune homme raffermit son étreinte ; elle n’irait nulle part.

    Sans dire un mot supplémentaire, Mélion laissa Morphée faucher les deux petits jeunes. Jusqu’à ce que Jiji fasse des siennes. Pourquoi ne pouvait-il pas dormir jusqu’à 10 heures ce truc sur pattes ambulant ? Mélion s’excusa intérieurement, envers Jiji qui n’avait encore rien fait, ou du moins, il en était désormais persuadé. Désormais, il en voulait au stupide astre qui lui éblouissait le visage. Lui, être au sommeil léger, habitué à dormir dans le noir complet.


    Il ouvrit les yeux puis prit la peine de faire attention en se libérant de son étreinte. Il attrapa sa veste et ses effets personnels et se dirigea vers la pseudo cafétéria afin d’acheter de quoi déjeuner. Et comme il ne faisait jamais dans la dentelle, ni dans les compromis, il acheta un peu tout et n’importe quoi. Lait, céréales, chocolatines et autres viennoiseries, sandwich, tout en double.
    Une fois de retour, il posa tout là où il pouvait, puis s’installa à la table pour commencer son déjeuner.

    « Ptin il caille sa mère. » pesta-t’il en jouant sur son smartphone. De toute manière, 8h passé, il était peut-être temps qu’elle se réveille. Le chat lui, semblait déjà debout depuis longtemps.
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    Roxanne avait bien compris que Mélion souhaitait qu’elle reste, il ne semblait pas vouloir la lâcher. Alors elle respecterait son choix. De toute façon, elle était déjà à moitié en train de dormir. Rapidement, le marchand de sable passa pour elle. La jeune femme aurait sans doute dormi jusqu’à l’heure programmée sur son téléphone si on ne l’avait pas réveillée. Ce n’était pas le juron de Mélion qui suffit à l’extirper de son sommeil profond. Il fallu l’intervention d’un expert du nom de Jiji. Avait-il miaulé pour réclamer sa nourriture ? Pas encore. Non, il approcha en ronronnant et commença à lui mâchonner les cheveux. Pas de réaction. Il alla sous le duvet, jouant des pattes sur son ventre. Pas de réaction. Il s’approcha de son visage et lui lécha la joue de sa langue rapeuse. Roxanne sursauta, criant de surprise, se redressant sur le moment puis se laissa tomber en arrière pour rester allonger. Elle pesta de sa petite voix d’endormie. Il ne fallait pas l’agacer de bon matin.

    « Jiji, bordel ! Je t’ai déjà dit que tu pouvais pas faire ça ! »

    Elle grommela et se cacha dans son duvet tandis que le félin se mit à gratter ce dernier dans un miaulement répétitif. Il ne lâchait rien ! Roxanne pesta de nouveau.

    « D’accord, d’accord... Je vais sortir tes croquettes, mais tu me saoules ! Je suis fatiguée et j’avais bien encore une demi-heure de sommeil devant moi ! Pour la peine, ce soir je sors sans toi. Ca t'apprendra ! »

    Ce genre de réveil était tellement habituel qu’elle en avait presque oublié qu’elle n’avait pas dormi seule cette nuit. C’est en donnant ses croquettes à Jiji qu’elle vit Mélion et que tout se remit en place dans son esprit. Elle laissa le chat manger, s’approcha de la table et fixa le blond. Rolala, il avait dû assister à sa scène avec Jiji : la honte. Vite, ne pas penser à cela.

    Elle le regarda et s'étonna de le savoir déjà levé et habillé. La jeune femme réalisa alors que ses cheveux bleus devaient être totalement en pagaille et qu’elle devait avoir la trace du duvet sur son visage. Rapidement, elle passa la main dans sa propre chevelure pour la remettre à peu convenablement. Puis, son regard s’attarda sur ce qui était posé sur la table. Le blond avait de quoi se faire un petit déjeuner qui lui tiendrait au corps pour deux jours. Elle savait que les garçons mangeaient plus que les filles mais là c’était fort. A moins qu’il avait pris pour elle ? Tout semblait exister en double. Avec toutes ces réflexion, elle n’avait toujours rien dit. Elle se secoua mentalement et réagit enfin. C’était dur le matin…

    « Hey. »


    C’était un bon début, peut-être pouvait-elle faire mieux. Elle sourit et dit la première connerie qui lui passa à l’esprit :

    « Tu t’es levé tôt pour braquer la cafétéria ? Tu vas jamais savoir manger tout ça, si ? »


    Roxanne sourit et s’assit en face de lui. Elle était trop épuisée pour tout de suite prendre sa douche et se changer. Elle le ferait après, de toute façon elle avait dormi habillé. Ce n’était pas comme si elle était en pyjama.

    Son regard s’attarda sur les viennoiseries et plus particulièrement sur les chocolatines. Elle en attrapa une et la fourra dans sa bouche, comme une voleuse. Si la bave n’empêchait pas Mélion de récupérer sa boisson, il n’allait quand même pas aller jusqu’à lui faire recracher la chocolatine ? Vite, elle la goba péniblement et se mit à tousser. Ca faisait plein de petites miettes dans la gorge ces trucs-là. Après quelques secondes, elle reprit son souffle et dit sérieusement :

    « Tu vas mieux ce matin ? J’espère que je ne t’ai pas empêché de dormir. »

    Elle ne s’était pas expliquée sur son vol de chocolatine… Ca avait été trop tentant. De toute façon, si ça le gênait, elle se doutait bien qu’il aborderait le sujet. Il avait su exprimer ses opinions jusqu’ici. Aujourd’hui ne serait pas différent.

    En tout cas, elle avait très bien dormi. Cela prouvait sans doute qu’elle était capable de s’adapter plus facilement qu’elle ne le pensait à un changement d’environnement. Peut-être que la collocation pouvait être une option au moins temporaire. Puis, quand elle aurait assez d’argent, elle prendrait un appartement. Mais il faudrait déjà qu’elle découvre le lieu de vit de Mélion. Elle se demandait bien à quoi cela pouvait ressembler.
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    Observant diverses choses sur son smartphone, tel que ses mails professionnels, le cour des cryptomonnaies, puis ses petits jeux. La jeune femme bougea et attira son regard. De l’animation, enfin !
    Mélion resta silencieux, observant avec amusement la scène qui se présentait à ses yeux, alala, il était bien content de ne pas avoir d’animal de compagnie aussi chiant.
    Le blondinet baissa son téléphone, le posant sur la table avant de glisser ses mains entre ses propres cuisses pour se chauffer les doigts, fixant la jeune femme attraper une chocolatine tel une voleuse.

    - J’ai pris pour deux, moi j’ai déjà mangé t’en fais pas. Et oui, je vais bien, j’ai passé… une bonne nuit. Bon, j’ai peiné à m’endormir, mais ce n’est pas le genre de choses qui m’importe. Enfin, y’a matière à débat concernant mes choix et mécanismes de réflexions, mais franchement, je penses qu’on s’en branle.

    Mélion lui offrit un sourire, calme et tendre, presque affectueux, puis il se leva de sa chaise. Il se dirigea vers la jeune fille à qui il fit la bise avant d’aller attraper sa veste, rajoutant

    - Tu as Telegram ? je n’aime pas trop les échanges de sms, je fais attention à ma vie privé. Pour ce qui est du tableau, du me dira le lieu et l’heure si tu veux vraiment le faire, moi ça me botte. Pour la coloc, tu me dis quand ça t’arrange, je suis assez arrangeant pour beaucoup de chose.

    Il se racla la gorge puis extirpa son portefeuille d’une de ses poches, dégainant une carte avant de compléter

    - Je vais appeler tout le bordel assurances dépanneuse machin pour la voiture, ainsi qu’un taxi. Je te dépose en ville ? Moi je me suis déjà prévenue pour mon absence au boulot. T’en fais pas, t’as une heure facile devant toi.

    Il rit, s’amusant visiblement à se présenter sous un meilleur jour qu’hier, tout en disséminant quelques informations par ci par là.
    Bientôt, cette histoire serait derrière-lui, il pourra retrouver son lit chaud et sa petite vie, tout comme elle.
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    Finalement, elle n’avait nul besoin de faire sa voleuse et de se gaver. En effet, Mélion avait pris autant pour que Roxanne puisse profiter d’un petit déjeuner ! Oooooh c’était trop gentil ! Elle ne lui aurait jamais demandé ça. Depuis qu’elle l’avait rencontré, elle n’avait de cesse de remarquer sa générosité. Ca la touchait énormément, surtout que ce matin elle mourrait de faim. La jeune femme se mit donc à déguster le petit déjeuner, piochant dans absolument tout. Il fallait le nourrir ce petit corps, mine de rien ! Pendant ce temps-là, elle l’écoutait parler et fut rassurée qu’il ait passé une bonne nuit même s’il avait eu de la difficulté à s’endormir. Il avait ajouté une phrase concernant son fonctionnement qui avait fait sourire la rockeuse. Ca lui allait bien de parler et de se qualifier de la sorte. Il était drôle et bizarre à la fois, dans le bon sens.

    Comme une journée avec Mélion n’aurait pas pu débuter sans un geste affectueux, il lui fit la bise. Cela la fit rire intérieurement. Oui, ce n’était qu’une bise mais il adorait les bisous. Elle n’arriverait plus jamais à lui enlever l’image d’un bisounours. Mais qui se transformait en ours lorsqu’on le cherchait… Ca lui faisait penser un peu à happy tree friends, un dessin animé assez sanglant sur un thème enfantin. Passons.

    Il lui parla de Telegram. Elle ne connaissait pas du tout. Sans doute était-ce un outil pour se contacter plus sécurisé que les SMS, d’après ce qu’il en disait. Il parla de nouveau de la photo et de la colocation. Elle hocha la tête, étant en train de manger et ne voulant pas lui postillonner dessus. Un nouveau hochement confirma qu’elle le laissait contacter la dépanneuse et le taxi. Il lui proposa même de la déposer en ville. Roxanne lui sourit malicieusement et termina sa bouchée pour lui dire :

    « T’es trop gentil avec moi Mélion. Merci pour le p’tit déj’. Franchement c’est cool. Et non, je n’ai pas Telegram mais je vais le mettre. Je suppose que c’est une appli ? A moins que tu aies ton réseau sécurisé crypté comme un agent secret ? Tu veux qu’on se prenne des talkie walkie et qu’on se parle en morse ? »


    Cette idée la fit rire de bon coeur. D’autant plus qu’elle ne connaissait absolument pas à tout cela. Apprendre le morse ne lui aurait jamais servi puisqu’elle ne parlait en général qu’à Jiji...

    « Et, ouais, je veux bien que tu me déposes. D’ailleurs, si tu n’as rien d’autre à faire, on peut faire la photo ce matin. C’est dans le bar où je bosse, il s’appelle Thor. Enfin, ce matin, ce soir ou un autre jour. J’y bosse tous les weekend. Sinon on peut s’y rendre en semaine en dehors de mes heures de boulot. »


    Roxanne prit le temps de manger un peu puis reprit à la fin de sa bouchée.

    « Pour la coloc’, je peux passer chez toi ce soir après le boulot, si t’es dispo bien sûr. Façon, ce sera rapide : je ne vais pas te monopoliser. Je jette un coup d’oeil et voilà. »
    Elle sourit et ajouta :« Et comme ça tu as la journée pour réfléchir à mon loyer. »

    Son petit déjeuner terminé, Roxanne se leva pour prendre des autres vêtements. Son choix se porta sur un haut gris -qui donnait un effet corset sans les sensations désagréable au porter-, un jean en simili cuir, le tout accompagné de sa ceinture et ses converses. Elle fit signe à Mélion qu’elle allait se doucher. Dix minutes plus tard, elle revint avec sa nouvelle tenue, très légèrement maquillée comme à son habitude et les cheveux attachés en un chignon lâche. Ainsi, elle gagnait du temps pour le boulot, puisque c’était la coiffure imposée. Roxanne posa ses anciens vêtements dans la tente, la referma, salua le matou et dit à Mélion :

    « Et voilà, on peut y aller quand tu veux. »
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    Gentil. Vraiment ? Intéressant. Lui qui se considérait comme foncièrement vil et machiavélique, était finalement ‘gentil’. Lequel des deux était le plus naïf ? Elle en tirant des conclusions de ses actes de manière plutôt hâtive, ou lui se fourvoyant sur lui-même ? Il s’était toujours posé cette question : suis-je vraiment ce que je pense être ?
    Il aurait pu se répondre non, affirmer qu’une entité supérieur contrôlait finalement ses désirs et agissement. Mais non, ce n’était pas le cas. Il croit plutôt en l’emprise de son subconscient sur sa personne. Il peut se croire méchant et n’être que gentil. Ou inversement.
    Cependant, elle le fit rire, ou du-moins, sourire.
    « C’est trois fois rien. Si t’avais pu le faire pour moi, tu l’aurais fait. Tu l’as fait, dirais-je même. Car j’ai une bonne mémoire. Et bien, oui c’est une appli, pour ce qui est de mon réseau sécurisé, je n’en ai pas encore besoin avec toi. »

    Car il était vrai qu’il possédait tout un matériel de communication digne des militaires, utilisée principalement lors de ses excursions de simulation militaire.

    Mélion se racla la gorge, puis rajouta

    « Avant midi ça t’ira ? Je pense allez faire un tour à l’atelier voir si y’a pas une couille en vue, sait-on jamais. J’arriverai sur le coup des… du repas. Comme il se doit. Pour la coloc, 20 heures ça te vas ? adjugé vendu. Pour ton loyer, ouais, je verrais, ouais. »
    Finit-il sur un ton l’air de faire comprendre qu’il s’en foutait royalement.
    Tandis qu’elle se préparait, le jeune homme passa ses quelques appels, répondant un simple « Tu ne parles pas d’hier, t’as rien vu, rien entendu, t’étais pas là, okay ? »

    Il lui embrassa le front, instaurant une certaine complicité, usant légèrement du pied dans la porte pour la glisser de son côté.

    Mélion prit alors direction de la carcasse de son véhicule, se rappellant contre toute attente le trajet qu’il avait fait, plus ou moins en état de choc.
    Il ariva pres de l’épave, en même temps que la dépanneuse ainsi qu’un dépositaire de l’autorité de l’assurance du véhicule.
    Mélion expliqua les faits avec une étonnante précisions, occultant visiblement quelques fait dans sa version.
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    Différentes paroles éveillèrent la curiosité de Roxanne. Avait-il dit qu’il n’avait pas encore besoin de son réseau sécurisé ? C’était une blague ? Comme s’il avait réellement besoin de ça… Ce n’était pas comme s’il était recherché ou quelque chose du genre, si ? Non, c’était juste lui qui racontait encore des choses bizarres mais sans qu’il y ait du concret derrière. La jeune femme téléchargerait donc l’appli d’ici le midi, comme ça il pourrait brièvement lui expliquer comment ça marchait ce “Telegram”. Le blond lui parla ensuite d’atelier. Qu’est-ce qu’il pouvait bien faire comme métier ? Garagiste ? Non, ça ne collait pas au personnage. Menuisier ? Ca l’intriguait et, sur ce point, elle comptait bien se renseigner mais plus tard.

    « Ouais pour l’heure du repas, ça me va. Je te servirai la spécialité du restaurant comme ça. Et va pour vingt heures chez toi. »


    Pour le loyer, elle ne revint pas dessus : ils pourraient en discuter. Le plus équitable aurait été de payer la moitié de ce qu’il versait. Roxanne ne voulait pas abuser de sa générosité qu’il n’assumait pas. Parce que si offrir un petit déjeuner était peut-être facile, partager son logement l’était bien moins ! D’ailleurs elle se demanda de l’organisation s’il recevait une fille ? Ben, elle n’était pas chiante : elle irait faire un tour en forêt. Ca lui irait bien et lui serait tranquille. En soit, elle serait chez lui pour dormir, prendre parfois le souper et le petit déjeuner. Seul Jiji serait toujours là mais il dormait toute la journée et se cachait avec les inconnus. Il ne l’embêterait donc pas.

    Retour au présent : avant de partir, Mélion demanda à la rockeuse de ne pas parler de la veille et dit qu’elle n’avait pas été là. Pas contrariante, elle haussa les épaules. C’était lui qui voyait : elle n’allait pas aller contre sa volonté sachant qu’elle n’avait de toute façon pas grand chose à dire. Peut-être avait-il peur qu’on apprenne qu’il roulait trop vite ? Ca pouvait arriver à tout le monde et ce n’était pas ce qui avait causé l’accident. Tout le monde pouvait se prendre un jour un animal sauvage en conduisant. Il n’avait pas eu de chance.

    Il lui embrassa le front, elle baissa les yeux. Son petit bisounours était toujours là. Elle avait vraiment l’impression qu’il la traitait comme sa petite soeur. C’était mignon de sa part et elle commençait doucement à s’y faire. Peut-être n’était-ce pas une bonne chose car le jour où il arrêterait, elle le vivrait sans doute mal. Difficile à affirmer puisqu’elle n’avait jamais eu de réelle complicité avec qui que ce soit. C’était à la fois génial et effrayant. Mieux valait ne pas trop y penser.

    Ils se rendirent sur le lieu de l’accident et Roxanne n’intervint d’aucune façon. Elle ne le jugea pas non plus de ne pas parler de tout : mieux valait ne pas toujours dire toute la vérité car les assurances n’étaient pas du genre compréhensifs. L’important était qu’il puisse faire réparer le véhicule. Puis, une fois que tout fut réglé, ils se rendirent au centre ville. Roxanne fit une petite tape affectueuse sur l'épaule de Mélion et se rendit à son travail. C’était sympa de savoir qu’ils se verraient dès le midi. Cela serait très vite là.

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