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    Sans contrefaçon, je suis un garçon [PV Ailbe]

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    Re: Sans contrefaçon, je suis un garçon [PV Ailbe] > le Ven 4 Déc - 15:13:37
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    Adrìas se demanda un instant s'il avait l'air d'un oiseau battu pour qu'Ailbe insiste autant sur le fait qu'il ait dû garder son caban sur lui. A y réfléchir, il avait déjà le dessous des yeux assez bleutés comme ça, alors avec la fatigue il devait ressembler à un hibou. Il sourit et baissa les yeux quand le brun se rapprocha. Il ne savait pas trop ce qui lui arrivait, il était toujours si assuré, voire audacieux, et là il devenait timide... Il se concentrait plus à refroidir ses joues qu'à écouter ce que son voisin lui disait. Il lui répondit quand même : "Fais attention alors, si tu cicatrises mal. Surtout l'hiver, à cause des gerçures, parfois ça s'ouvre... Faudrait peut-être mettre de la crème". Adrìas ne supportait pas la crème, trop gras. D'ailleurs il n'en avait jamais eu besoin : la peau de ses mains et de son visage avait toujours été très souple, même en hiver. Mais ces derniers temps elle s’asséchait, il n'en était pas encore au point de gercer, mais presque. Il avait surtout peur pour ses lèvres en fait, ce sont elles qui allaient le moins bien, déjà sèches début décembre. Qu'est-ce que cela sera en février ? Il allait devoir s'acheter du "baume à lèvre". Adrìas fit la moue. Pas top le baume.

    Il sursauta à l'entente du nom "Irlande".

    "Tu viens d'Irlande ? Je ne connais pas mais... j'ai toujours rêvé d'y partir... Ça doit te paraître bizarre, mais il y a certains pays qui exercent une attirance très forte sur moi, que j'ai très envie de visiter, même si je ne connais rien d'eux. Je crois que c'est parce qu'ils constituent le lieu de légendes ou d'histoires qui m'ont plu. Bali et ce livre, l'Irlande et cette légende, l'Ecosse et ce film, l'Angleterre et ce préjugé. Le sable noir, les trèfles, la rousse et la pluie. Mes quatre destinations de cœur, où je n'ai jamais mis les pieds." dit-il plus pour lui-même que pour son interlocuteur. Mais il finit par dire ce qu'Ailbe attendait de lui : "Je n'y connais vraiment rien, mais si tu veux tout savoir, l'Irlande m'évoque le vert, la nature. Elle m'évoque aussi le trèfle comme je l'ai dit, des lutins mais je ne sais pas si je suis juste. La pluie aussi un peu, et le froid. Les lacs et l'océan, les falaises et les châteaux. C'est tout je crois..."

    Il releva les yeux vers Ailbe et lui sourit. Se penchant presque imperceptiblement vers lui, il lâcha : "Tu veux bien me parler de l'Irlande ?".
    Re: Sans contrefaçon, je suis un garçon [PV Ailbe] > le Ven 4 Déc - 22:31:46
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    Il sourit en entendant l'enthousiasme dans sa voix. Les gens avaient souvent cette réaction à la mention de l'Irlande. Ils voyaient les publicités des agences de voyage, la verdure, les grandes plaines, les moutons, les pas de géant. Dublin. En laissant de côté le chômage, la boisson, la tolérance qui n'en était pas toujours une. Les tensions avec le nord qui n'avaient pas encore tout à fait disparu. Pourtant sa vision, celle des autres... Celle du reste du monde qui ne rêvait que de verdure et de vacances, de belles irlandaises aux longs cheveux roux et aux taches de rousseur, était plus romantique. Plus poétique. Il le regarda tout du long. Il aimait que les gens aiment son pays, pour les bonnes raisons ou non, parce que lui l'adorait. Il hocha donc la tête avec enthousiasme.

    "Avec plaisir. C'est magnifique comme pays, mais on peut pas vraiment dire que j'en ai fait le tour. Je ne connais que mon village, la ville à côté, et la montagne. Même si ça paraîtrait bien bas pour une montagne, ici... Quand je m'asseyais sur la balancelle, sous le porche, je voyais sa silhouette à l'horizon. Je savais que je n'avais qu'à enfourcher mon vélo pour m'y rendre, marcher un peu et le lac était à moi. Enfin, à moi, façon de parler. L'Irlande est un pays marécageux, en réalité. Tout l'intérieur est un bocage géant. L'hiver, on se chauffe à la tourbe compressée et séchée. L'odeur est caractéristique. Complètement typique. Comme le chocolat chaud aux marshmallows. Ou le gin and tonic. Le fish and chips. Et les moutons, bien entendu. Que ce soit le travail de la laine, comme le faisait une de mes voisines, qui cardait encore elle-même, même si je lui tondais ses moutons. Elle me payait en pulls..."

    Il rit un peu. Il les aimait tous, en réalité. Encore maintenant, et malgré l'attraction de ce petit coin de France qu'il concevait sans vraiment comprendre, il ressentait cette nostalgie et ce manque. De ce cocon artificiel qu'il avait construit pour se faciliter la vie. Ces gens qui le connaissaient et ne lui donnaient jamais de viande, ne lui proposaient jamais de produits sucrés, ou de verre de lait, qui ne se tenaient jamais à sa droite... Autant d'attentions qu'il reproduisait souvent, à d'autres échelles. Mais ses nouveaux voisins n'avaient rien à voir. Il posa donc sa question sans aucun rapport avec la précédente.

    "Les gens sont toujours comme ça ici? J'ai l'impression que mes voisins sont tellement froids, distants... Imperméables... Je sais que mon français est mauvais, mais... Personne n'essaie de rendre service à personne. J'ai même vu des jeunes passer à côté d'une grand-mère qui devait monter un escalier avec son panier de commissions, la bousculant au lieu de l'aider... Qu'est-ce qui les rend comme ça?"

    Il ne comprenait vraiment pas. Était-ce la ville qui les changeait? Peut-être. Mais si c'était ça... Elle n'était pas bonne pour les autres. Pour la communauté...
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    Re: Sans contrefaçon, je suis un garçon [PV Ailbe] > le Sam 5 Déc - 17:15:13
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    La tête appuyée sur ses bras croisés, eux-mêmes posés sur ses genoux qu'il avait remonté sous son menton, Adrìas écouta attentivement ce que lui disait Ailbe. Peut-être pour la première fois avait-il compris ce que signifiait boire les paroles de quelqu'un. Lui dont les souvenirs de nature remontait à plusieurs années, il était heureux d'entendre parler de grands espaces. Un jour, il partirait plus loin, à la montagne, à la mer, et plus loin encore, il traverserait des frontières. Quand il aura de quoi se payer ces extras. Voir Ailbe aussi passionné par ce qu'il racontait toucha Adrìas. Il aimait beaucoup le voir comme ça, malgré qu'il ne le connaisse que depuis peu. Il allait lui dire qu'il avait de quoi faire du chocolat chaud aux marshmallows chez lui, mais le brun, après avoir lâché un rire assez séduisant, avait embrayé sur un autre sujet. Tant mieux sûrement.

    Adrìas fut gêné par ce nouveau sujet, qu'il prenait très personnellement soudain. Savait-il au moins à quoi ressemblaient ses voisins ? Il y avait bien ce vieil homme, au crâne encore chevelu, bien que gris. Il portait toujours un béret peu ragoutant. Oui, celui là il pouvait le citer, mais c'était bien le seul, sinon il ne s'intéressait pas, lui non plus, à ses voisins. Il ne savait pas quoi répondre à Ailbe.

    "Oui, ce doit être la ville." répondit-il tout de même, mais il n'était pas vraiment convaincu.
    Re: Sans contrefaçon, je suis un garçon [PV Ailbe] > le Sam 5 Déc - 17:35:50
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    Il le regarda relever les genoux et s'y installer. Il n'aurait pas eu la place de le faire, mais il avait à la fois de trop longues jambes et de trop grosses cuisses pour se le permettre. Il lui aurait fallu un banc plus profond. Il ne savait pas vraiment quoi dire. Il s'était peut-être un peu enflammé. Mais il y tenait tellement. Ces valeurs communautaristes... Peut-être n'était-il pas né au bon endroit. Ou au bon moment. Il se demandait pourquoi ses rêves l'avaient mené ici, alors qu'il ne rencontrait que froideur. Cependant, il sourit.

    "Ville ou pas, dans beaucoup d'endroits, les gens auraient hésité avant de me suivre et de monter sur mon vélo pour aller, personne ne sait où."

    Il rit un peu. La situation aurait pu paraître étrange. Et beaucoup ne comprenaient pas qu'il voulait juste faire partager ce qu'il aimait, ce qu'il voyait, ce qui était beau, dans la vie, et dans les relations. Recréer autour de lui la sérénité de son lac, l'entraide et le partage de son village, de sa rue. Pour ne jamais avoir à rentrer sur une scène semblable à celle de son père, menotté, jeté à l'arrière d'une voiture de police, ou battu derrière la vitre d'un parloir de prison. Il avait essuyé des revers, évidemment. Mais il était têtu. Pire qu'une mule. Peut-être auraient-il dû l'appeler comme ça. En attendant, il devait commencer à trouver le temps long, son interlocuteur, surtout après une phrase si peu rassurante.

    "Je ne prévois rien d'étrange, ne t'en fais pas. Sauf si, effectivement, monter derrière un vélo en dépit de la réglementation peut être considéré comme tel... Éventuellement, oui..."

    Il fronça les sourcils et le fixa.

    "Je ne sais pas, ça l'est? Les règles sont différentes ici, et je ne suis pas là depuis très longtemps. Les mœurs de la ville, tu vois..."
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    Re: Sans contrefaçon, je suis un garçon [PV Ailbe] > le Sam 5 Déc - 20:55:23
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    Se tournant sur le banc, Adrìas se retrouva face à face avec Ailbe, ses genoux entre eux. Il lui sourit. S'il lui disait la vérité, il lui disait que ce n'était pas si naturel. Que les gens avaient plutôt l'habitude de quitter les bars sans les barmans à leur côté. Que monter sur le vélo d'un inconnu était une pratique peu courante par ici, qu'aller se promener dans un parc relevait d'un rendez-vous mielleux. L'inquiétude commença à le gagner, mais il fut soudain prit d'un fou rire. Ailbe était très séduisant comme ça, les sourcils froncés, ne sachant pas vraiment ce qu'il était en train de faire. Il continua de rire un moment avant de réussir à articuler : "Ne t'inquiète pas, je n'ai pas peur de toi, et monter sur les vélos des inconnus n'est plus très risqué à mon âge.".

    Il redevint sérieux peu après et lança un regard malicieux à Ailbe, peu soucieux de l'impression qu'il dégageait. De toute façon à cette heure là il ne pouvait plus réguler son humeur. "Je suppose que si ça l'est pour moi ça l'est pour toi, alors pour toi ça l'est ?"
    Re: Sans contrefaçon, je suis un garçon [PV Ailbe] > le Sam 5 Déc - 21:31:52
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    Il laissa le manteau retomber sur les épaules du jeune homme quand il se tourna vers lui. Il eut un peu froid au début, privé de la proximité soudaine et du manteau. Pourtant, il ne dit rien et ne frissonna pas. Ses sourcils se détendirent en l'entendant rire. S'il riait, c'était qu'il n'avait pas peur. Ailbe n'avait pas envie d'effrayer les gens. Il était grand et musclé, certes, mais certainement aussi violent que... Une brise. Oui, quelque chose du genre. Les insectes avaient un potentiel de nuisance et lui ne valait pas en être une. Il l'écouta donc rire longtemps, presque trop pour n'être que de la bonne humeur, mais il ne perdit pas son sourire pour autant.

    Sa réponse était... Incomplète. Il sourit d'autant plus. Il avait l'impression qu'il avait essayé de ne pas le vexer. Il en déduisit donc que ce n'était pas un comportement normal, et qu'il allait falloir qu'il y fasse attention. Mais il fut content de voir que lui-même n'en était pas affecté outre-mesure. Quoique son âge... C'était vrai qu'il n'en avait aucune idée. Fort probablement plus jeune que lui. Il haussa une épaule, ça n'avait rien de dramatique, ils ne faisaient rien d'étrange ou d'illégal. Il se contenta donc de hocher la tête, relativement satisfait, et content d'avoir été ménagé, même s'il ne se serait pas vexé le cas contraire. Après tout, on apprenait de nos erreurs. Et il préférait encore qu'on les lui signale que l'inverse.

    Il l'écouta encore parler, de plus en plus surpris et perplexe à mesure que les mots s'enchaînaient. Avait-il commencé à parler une langue étrangère sans qu'il s'en rende compte? Il n'avait rien compris. Ou alors, était-ce un de ces concepts philosophiques dont il n'avait aucune idée? Une référence mystique? Si quoi l'était pour qui? Il inspira un moment, savourant le piquant de l'air descendant le long de sa gorge, lui glaçant les dents et la langue, atteignant ses poumons, où il le conserva, jusqu'à le réchauffer et l'expirer dans un nuage de buée. Puis il finit par lever les mains en haussant les épaules, l'air impuissant. Il n'avait jamais été très doué pour le mystère ou tourner autour du pot. Il n'allait pas tenter de faire semblant de savoir de quoi il parlait. Ce serait presque du mensonge, d'une part, et en plus, il finirait par s'embrouiller. Il n'avait jamais été doué pour ça, et le souvenir d'avoir manqué finir cloué à un pilori en hommage aux méthodes traditionnelles de punitions celtiques l'avait grandement refroidi à ce sujet.

    "De quoi tu parles? Enfin, je suis très content que t'aies pas peur d'être là avec moi, et ça me fait plaisir de partager ce moment avec toi, mais... Qu'est-ce qui est quoi, pour toi? Et qui doit l'être, ou pas, pour moi?"
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    Re: Sans contrefaçon, je suis un garçon [PV Ailbe] > le Sam 5 Déc - 21:51:24
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    Adrìas se remit à rire, non vraiment, il était très drôle comme ça. Mais il devait arrêter de rire, il ne voulait pas le vexer. "Eh bien, est-ce que c'est étrange pour toi d'être là avec moi ?" redemanda-t-il, toujours la malice cachée dans le regard. Il prit le manteau et le remit sur le dos d'Ailbe : les longues minutes passées dessous l'avaient réchauffé. Il lui sourit, la tête un peu de biais, ses doigts serrant un peu nerveusement ses genoux. En le regardant il savoura encore les paroles qui avaient traversé son oreille : "Ça me fait plaisir de partager ce moment avec toi". Cela ne voulait peut-être rien dire pour lui, sûrement rien même, mais pour Adrìas c'était important quand même. En fait, il avait vraiment peur pour la suite, il savait que les chances pour que cette aventure se finisse bien ne planaient pas très haut. Mais il allait la savourer jusqu'au dernier instant, et il allait se faire des illusions jusqu'au dernier instant, tant pis pour les conséquences.
    Re: Sans contrefaçon, je suis un garçon [PV Ailbe] > le Sam 5 Déc - 21:59:49
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    Il le regarda rire encore. Décidément, il ne se savait pas si drôle. D'ailleurs, d'aussi loin qu'il se souvienne, il n'avait fait de plaisanteries qu'avec les personnes âgées de son quartier. Difficile de dire si ça avait influencé son sens de l'humour, mais en tous cas, il n'avait jamais adhéré aux blagues graveleuses de ses collègues, surtout sur les chantiers. Mais en tous les cas, il n'avait jamais suscité une réaction aussi enthousiaste.

    Il réfléchit donc à la question. S'il comprenait tout, Adrìas ne trouvait pas étrange d'être ici avec lui, malgré qu'il l'ait emmené, de nuit, dans un parc inconnu, sur son vélo, en plein décembre, pour lui montrer un lac plongé dans l'obscurité, et des étoiles, alors qu'il pleuvait. Autant dire, assez peu de succès de ce côté-là. Et il lui demandait maintenant si lui-même trouvait cela étrange. Il y songea tout en remettant avec obstination le manteau sur les épaules du jeune homme. Sur ça, il ne céderait pas. Comme l'obstination d'un saumon remontant le fleuve jusqu'au lieu de sa naissance. Sauf que lui espérait bien ne pas en mourir... Ce n'était pas vraiment la question.

    "Dans la mesure où c'est moi qui t'ai amené là, et que je viens de te dire que j'étais content de partager ce moment, je peux affirmer que ça ne me semble pas étrange du tout. Et je suis heureux que ça ne le soit pas pour toi non plus. Même si j'imagine que c'était pas forcément l'endroit que tu imaginais au départ..."

    Il lui sourit et expira encore un peu de buée, regardant sa montre, au poignet droit.

    "Il commence à se faire tard, et tu étais épuisé tout à l'heure. Tu dois avoir froid, en plus... Tu veux que je te ramène?"
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    Re: Sans contrefaçon, je suis un garçon [PV Ailbe] > le Dim 6 Déc - 14:16:27
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    Le manteau se retrouvant à nouveau sur ses épaules, Adrìas sourit, à la fois surpris et touché - et oui, encore. Il était têtu en fait ce garçon. Il y pensa encore en l'écoutant, toujours tout sourire. En effet il n'avait aucun soupçon, en arrivant au bar, sur la soirée qu'il allait passer. Il se doutait bien qu'à chaque instant il pouvait croiser quelqu'un d'intéressant, et peut-être passer quelques minutes avec lui, mais jamais il n'aurait pensé passer tant de temps sous la pluie avec un barman.

    "Oui, il doit être temps de rentrer, je veux bien que tu me ramènes. Enfin si ça ne te dérange pas." répondit Adrìas. Il était un peu récalcitrant à s'éloigner de son barman, mais il n'avait pas le choix. Et puis la soirée devait bien avoir une fin.
    Re: Sans contrefaçon, je suis un garçon [PV Ailbe] > le Dim 6 Déc - 14:29:20
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    Il hocha la tête. En effet, il se faisait tard. Et lui-même, s'il n'avait pas particulièrement froid, était fatigué. D'autant plus qu'il n'avait pas mangé. Il devrait être à l'abri d'une crise, mais il essayait d'être prudent. La sensation était loin d'être agréable. Il se leva donc en s'étirant, savourant le craquement de ses jointures, et le vent qui s'engouffra sous son t-shirt, le faisant frissonner. Il lui tendit la main pour l'aider à se relever. Il n'était pas sorti de sa routine vélo-boulot-dodo depuis très longtemps. Enfin, tout était relatif, mais l sortait peu depuis qu'il était en France. Il n'en avait pas eu le temps, ni le courage, au début... Il le raccompagna jusque sa bicyclette.

    "A cette heure-ci, on ne devrait pas avoir trop de monde sur la route. Passe le manteau complètement, sinon, tu risques de le perdre, et j'apprécierais l'avoir encore un peu."

    Il rit et monta sur l'engin. Puis se tourna vers lui en souriant. Après tout, il fallait bien qu'il le sache.

    "Par contre, il va falloir que tu me guides, je ne suis pas arrivé ici depuis longtemps et je ne connais pas encore bien la ville. Et surtout tout ce qui s'éloigne de mon parcours habituel..."

    Que ce soit loin lui importait peu. Et il ne s'inquiétait pas non plus de savoir comment il allait revenir. Il avait toujours eu une plutôt bonne mémoire des trajets, et plus encore depuis qu'il était ici... Il ne cherchait pas à comprendre pourquoi, ni comment. Il se réjouissait simplement de cet état de fait. Après tout, ç'avait été fort pratique pour le travail et toutes ces phrases en français qu'il avait dû apprendre. Entre autres choses... Mais ce n'était pas vraiment le sujet, présentement.
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